Hygarion Prixx: Les Années Lycées

Hygarion Prixx: Les Années Lycées
Ce roman est un roman-double (*) raconte la vie de Cita et d'Hygarion, un garçon et une fille qui sont dans la même classe, la terminale L. Tous semblent les séparer et pourtant tous les attirent. Seulement l'attirance n'est pas une chose facile à comprendre....

Lui est un élève très moyen, elle est première de la classe.
Elle a 17 ans et lui 19.
Il a redoublé deux fois, et elle a toujours eue les félicitations.
Elle n'a pas d'amis. Lui en a pleins.
Il est fils unique. Elle a deux petits frères...
Tous deux sont timides...


Les années lycée, la terminale, ou plutôt comment devenir soit...


Celui-ci raconte la vie d'Hygarion ... Pour celui de Cita c'est ici

* Roman-double signifie qu'un blog racontera la vie de Cita et un autre la vie d'Hygarion ... On pourra ainsi voir les évènements selon chacun de leur point de vue ...


Ps: Des Fautes et encore des fautes:(

<-----> Les images qui composent ce blog ( à part sur cet article) sont les oeuvres de Kerry Mitchell. Je les ai mis car je les aime beaucoup. Si vous souhaitez voir d'autres de ses oeuvres, cliquez sur son nom. Je vous conseille d'aller faire un tour, ya des tres belles conceptions... <----->

# Posté le lundi 06 novembre 2006 03:56

Modifié le mardi 14 novembre 2006 06:47

Hygarion Prixx: Les Années Lycées - One -

Hygarion Prixx: Les Années Lycées - One -
Mercredi 20 Août.
Quelqu'un tambourinait à la porte.
- Hygarion ?
- Oui maman ?
- Mon grand, pourquoi tu t'enfermes toujours dans ta chambre ? Tu passes ton temps sur l'ordinateur à jouer.
- Je ne joue pas maman, j'écris. D'ailleurs tu tomb...
La mère ouvrit la porte, une femme d'une quarantaine d'années, les cheveux longs bruns et la peau légèrement bronzée. Elle était de taille moyenne et portait un short avec un débardeur, dans sa main la télécommande de la télévision. Le garçon, lui, avait les cheveux châtains très courts et des yeux verts. Il était torse nu et portait un bas de survêtement.
- Qu'est-ce que t'écris ? Tes mémoires ? lança-t-elle d'un ton moqueur.
- Maman ! Je t'en ai déjà parlé une centaine de fois. J'écris des nouvelles et parfois des romans.
- Bon bah laisse moi voir « elle lui saisit le bras et ... » lisait la mère à haute voix.
- Non, mais ne lis pas ! s'écria Hygarion en cachant l'écran.
- Quelle idée d'écrire, si ce n'est pas pour être lu, répliqua la mère en haussant les épaules.
- Tu pourras lire quand ça sera finalisé. Là, je ne suis qu'au début.
La chambre d'Hygarion était ni trop grande, ni trop petite. Son lit une place était placé sur le gauche, en entrant, l'ordinateur au centre, et sur la droite, un autre bureau avec une petite bibliothèque. La mère s'assit sur le lit de son fils.
- Hyga, tu ne vas pas passer tout le mois d'août devant ton ordinateur quand même.
- Bien sur que non, j'avais quelques instants donc... se justifia-t-il.
- Pourquoi tu ne sors pas un peu prendre l'air ? Ça fait trois jours que tu n'es pas sorti.
- Tous mes amis sont en vacances, je n'y peux rien.
- Tu as quel âge mon fils ? demanda-t-elle en se saisissant de l'oreiller.
- Dix-neuf ans.
- Tu n'as toujours pas ramené des filles à la maison.
- Maman... dit-il en secouant la tête.
- Tu es un beau garçon. Tu as des beaux yeux, d'un vert sublime. Au lieu de t'en servir, tu te les bousilles avec l'ordinateur, c'est dommage. Quand je pense que je suis la seule fille à avoir posé mes fesses sur ton lit, renchérit-elle en lui jetant l'oreiller.
- Maman, tu ne vas pas recommencer.
- Comment tu trouves Alicia, la voisine ?
- Elle est belle maman, ça aussi je te l'ai déjà dit.
- Alors pourquoi vous n'êtes pas ensemble ? Vous vous entendez tellement bien, vous vous connaissez depuis tout petits. Et elle est amoureuse de toi, tu le sais ça ?
- Je sais.
- Et ?
- Maman, ce n'est pas parce qu'une fille est jolie que je dois sortir avec.
- Tu es amoureuse d'une autre fille, c'est ça ?
- J'ai l'impression d'être en garde a vue, affirma Hygarion en se grattant la nuque.
- C'est parce que je t'aime que je m'inquiète pour toi.
- Je sais maman.
- Depuis que ton père, dit-elle en ravalant sa salive, s'est tué en moto il y a cinq ans, tu es tout ce qui me reste et...
Elle se mit à sangloter. Les réminiscences de son défunt mari étaient encore fraîches. Hygarion la prit dans ses bras.
- Maman, c'est pour toi que j'écris. J'ai envi de devenir un écrivain pour t'offrir tout plein de chose. Tu es la femme de ma vie et te voir heureuse c'est tout ce qui importe pour moi.
- C'est gentil mon chérie, affirma-t-elle en s'essuyant les larmes. Mais moi, mon bonheur, c'est de te voir avec quelqu'un, une fille ou un homme si...
- Maman !
- Mais quoi ? les goûts et les couleurs ne se discutent pas.
- Arrête de me regarder avec cet air, déclara d'un ton amusé Hygarion. Non, mais arrêtes !
- Je te regarde normalement, dit-elle en clignant frénétiquement les sourcils.
- C'est ça, je te connais. Tu me fais le regard plein de curiosité. Bon, si tu veux savoir, je...
- Je sais que tu es toujours amoureux de cette fille dans ta classe. Comment, elle s'appelle déjà ? Mika ?
- Cita ! Comment tu sais ?
- J'étais avec toi quand on l'a croisé avec ses parents, tu n'arrêtais pas de la regarder avec des yeux qui disaient « je te veux », attesta-t-elle en le mimant.
Hygarion lui, était gêné.
- Mais mon fils, c'était il y a huit mois, si tu es amoureux d'elle, pourquoi tu ne lui dis pas ?
- Ce n'est pas facile maman. Elle a dix-sept ans, moi j'en ai dix-neuf. J'ai redoublé deux fois et elle s'est une très bonne élève. En cours je suis avec Axel, et elle est toujours toute seule dans son coin. Et puis, quand je m'approche d'elle, aucun mot ne sort, alors que je souris comme un con, avoua-t-il.
- C'est ça l'amour. Si tu veux je peux aller la voir, proposa la mère avec un sourire malicieux.
- Oh que non ! trois fois dans ma vie tu as joué les entremetteuses et ça s'est mal fini. Je me rappelle qu'une fois papa... le garçon stoppa sa rhétorique. Enfin, tu t'en souviens.
- Oui mais là, Cita tu l'aime, elle doit le savoir. Et elle t'aime ?
- Bien sur que non ! Elle ne me voit pas. Elle ne voit que Nerzane, dit-il en se balançant sur sa chaise.
- Ah le fils du boucher ? Mais ce n'est pas le copain de la fille l'ancienne maire ?
- Si, ils sont encore depuis longtemps. Mais je sais que Cita est amoureuse de lui, en cours elle lui jette souvent des regards. Et la façon dont elle le regarde ne laisse aucun doute.
- Il faut dire qu'il est beau garçon Nerzane.
- Maman...
- Mais pas autant que toi mon chéri. Si tu faisais autant attention à ton look que lui, il n'aurait aucune chance contre toi.
- Ça ne m'intéresse pas le style fashion-victim, jean's délavé. A peine acheter il parait vieux, autant rafistoler les anciens dans ce cas.
- A la rentrée, pour la terminale, vous serez toujours dans la même classe avec Cita ?
- J'espère.
- Dis-toi que c'est la dernière année que vous passerez ensemble, il est grand temps que tu prennes ton courage à deux mains, exhortait la mère, en lui massant la nuque.
- J'ai l'impression d'entendre Axel. Je sais bien tout ça, mais Cita est tellement...
- Rho la la, mon fils est un romantique, taquina la mère.
- Comment papa avait fait pour te draguer ?
- Il n'a rien fait le bougre, dit-elle en faisant une grimace. C'est moi qui suis venu à lui. Je savais qu'il avait le béguin pour moi et j'attendais qu'il fasse le premier pas. Une année que je poireautais. Excédée, je suis venue à lui.
- Hum, pas mal comme...
- NON ! Tu n'as pas intérêt à faire comme ton père, parce qu'entre temps, je suis sorti avec d'autres garçons. Et cela l'a toujours peinée de savoir que son hésitation lui avait causé « sa » place, révéla-t-elle.
- Comment ça « sa » place ?
- Sa place ! martela la mère.
Hygarion se mit à réfléchir.
- Aaah, « sa » place ! Tu parles de sexe maman, n'est-ce pas ?
- Oui mon chéri.
- Je me disais bien aussi.
- Invite la une fois à la maison, je lui ferais de la moussaka.
- On ne se parle même pas, souffla-t-il dépité.
- Mais ça fait combien de temps que vous êtes dans la même classe ?
- Depuis la seconde.
- Hyga...
- Oui, je sais, mais je n'ai jamais eu l'occasion de l'aborder. J'ai toujours été le plus âgé de la classe. En seconde j'avais dix-sept ans et elle quinze, bonjour la moquerie si j'étais allé la voir. Et avec le temps c'est devenu de plus en plus dur de lui parler, sans oublier Nerzane.
- Résultat tu écris des histoires d'amour.
- J'expulse à ma manière toute cette frustration.
- Tu la trouves plus belle qu'Alicia ? demanda la mère curieuse.
- Vraiment, j'ai l'impression que c'est toi l'homme et que c'est moi la fille. La beauté ce n'est pas tout.
- Tu n'as pas répondu à ma question, insista-t-elle.
- Tu sais bien qu'Alicia j'étais amoureux d'elle tout petit.
- Donc Ally est plus belle, trancha la mère.
- Non, enfin Cita est différente. Elle est radieuse avec ses lunettes et ses taches de rousseurs. Alicia est belle, Cita est magnifique, déclara-t-il avec sincérité.
- Je vois bien que tu penses beaucoup à elle. Je vais arrêter de t'embêter pour aujourd'hui, mais je compte sur toi pour me tenir informé de tout, d'accord ?
- De toute façon, si je ne te dis rien tu me soutiras par la persuasion.
- Au fait, Axel a appelé, il est rentré de ses vacances. Il passera demain.
La mère sortit et laissa son fils, qui se remit instantanément sur ses écrits. Une fois que l'inspiration éclot, l'essorer à son maximum est un devoir auquel s'attelle toujours Hygarion avec entrain.
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# Posté le lundi 06 novembre 2006 04:02

Modifié le mardi 07 novembre 2006 04:40

Hygarion Prixx: Les Années Lycées - Two -

Hygarion Prixx: Les Années Lycées - Two -
Jeudi 21 Août.
Quatorze heures. Hygarion venait à peine de se lever. Sa mère comme à son habitude, lui avait préparé le déjeuner et l'avait rangé dans le réfrigérateur.
Sa mère ne travaillait pas quand son père était encore en vie, celui-ci était architecte et avait crée son cabinet. Bien qu'architecte de formation elle aussi, la femme n'exerçait pas, jusqu'à ce que le malheur s'abatte sur eux. Elle reprit les rennes du cabinet, dans lequel elle s'y rendait généralement trois fois par semaine, pour superviser les travaux des assistants.
Assis sur une chaise en bois, Hygarion mangeait dans la cuisine lorsque quelqu'un frappa sur les carreaux de la porte d'entrée.
- Hygarion, tu es là ? dit une voix masculine.
Il la reconnu immédiatement.
- Entre Axe, invita-t-il.
C'était un grand blond avec un piercing sur l'oreille droite.
- Ah, tu manges encore à cette heure-ci ! constata-t-il en rejoignant son ami.
- Tu sais, moi, l'heure...
- C'est vrai que c'est les vacances, concéda Axel en prenant place. Bergy, Shoul et Lamyr seront là bientôt, eux aussi sont rentrés hier de vacances.
- Chouette que vous soyez tous de retour, je m'emmerdais un peu tout seul.
- Il faut trop que vous raconte une histoire, affirma Axel en ne tenant plus en place.
- Vas-y, exhorta Hygarion en rangeant son assiette.
- Je vais attendre que vous soyez tous là.
Ils patientèrent dans la chambre d'Hygarion, les yeux sur l'ordinateur à contempler des photos dans un site de rencontres. Une demi-heure plus tard, les voici tous rassemblés, Axel débuta son histoire.
- J'étais allé à Nice, vous savez chez mes cousins friqués. Là-bas, j'ai fais la connaissance d'une fille, Anne-Julie... dit-il en secouant frénétiquement la main et en ballottant sa tête de droite à gauche.
- Elle était comment ? questionna Shoul, un blond aux cheveux frisé avec un piercing sur la langue.
- Bonne.
- Ah ouai, s'extasiait Bergy, un brun ventripotent avec des tache de rousseur sur tout le visage.
- Tu te l'es faite ?
- Failli Shoul. On est parti en boite, puis on est parti chez elle, et...
- Et ?
- ... pas de préservatif, attesta-t-il l'air penaud. J'étais dégoûté.
- Alors tu vas l'être encore plus de mes vacances, avertit Lamyr, un brun crâne rasé, d'un ton supérieur. J'étais à La Rochelle. Déjà je vous préviens, là-bas, elles en veulent. Je n'ai pas arrêté, trois semaines de pure folie. La dernière, Yolanda, ce que je lui ai mis, c'était limite criminelle. Pendant deux jours on n'a pas arrêté.
- Elle était comment ? interrogea Axel.
- Pourquoi tu demandes ? Tu sais bien qu'il n'aime que les grosses, clama Bergy amusé.
- Oui Yolanda en était une, moi je les préfère avec de la chair sur les os. Mais par contre il y a une règle de base à savoir et a ne jamais transgresser.
- Laquelle ?
- Ne jamais se mettre en dessous.
Ils éclatèrent tous de rire.
- Et toi Bergy ? demanda Lamyr.
- Bah moi toujours camping à Bayonne, et toujours la même fille tous les ans. Elle a prit des seins, des vrais melons.
Ensuite les regards convergèrent tous vers Hygarion, qui jusque là était resté silencieux.
- Tes vacances à toi, demanda Lamyr.
- Normal, j'ai écrit.
- Et ?
- Et rien !
- Non mec, je ne comprends pas pourquoi tu ne passe pas à l'attaque, confessa Lamyr. En plus tu n'es pas un laideron, je ne suis pas homo mais tu as du charme, peut-être le plus d'entre nous, mais tu ne frétilles pas du bas-ventre.
- Laisse-le, lança Axel.
- Je sais bien que tu as des vues sur une fille de ta classe...
- Cita, la nomma-t-il.
- Mais il faut que tu vives ! Il te faut de l'expérience. Et par dessus tout, je ne sais pas comment tu fais pour résister à Alicia. Si c'était moi, déclara-t-il en faisant le signe de la croix, il y a bien longtemps que je l'aurais dépucelé, et pas qu'une fois !
- Lam, tu es trop direct avec les filles. Parfois, je me demande comment tu fais pour qu'elles te donnent leurs numéros, dit Bergy.
- La tchatche. Il faut les baratiner. Si tu savais le nombre de fille qui pense que mes parents possèdent une villa avec piscine sur Montpellier.
- Rhoo le salaud, s'écria Shoul avec un sourire large. Et dans tout ça, ta copine elle ne se doute de rien ?
- Léa ? Nooon. Elle me bouffe dans la main.
- Explique-moi, poursuivit Shoul, Léa est toute mignonne, elle n'a pas de poids en trop, pourtant la plupart des filles avec lesquelles tu la trompe sont tous grosses.
- Pas tous, mais c'est vrai tu as raison. C'est question de goût. Léa c'est Léa, les autres c'est pour le délire.
Une heure plus tard Bergy, Shoul et Lamyr devaient y aller. Malgré leurs propos, ils n'étaient de mauvais garçons. Ils avaient entre dix-sept et dix-huit ans, et n'étaient que les reflets de cette société, une société de consommation. On ne juge plus les gens sur leurs talents, d'ailleurs, les a-t-on un jour jugés sur cela ? De nos jours, tout est fonction de la fille qui te tient par la main. L'argent est associé à la beauté physique qu'il engendre autour de vous. Avoir une belle copine, un beau copain est aussi important que le salaire qui se dégage de l'emploi que l'on occupe. Hygarion réfutait tout cela. Néanmoins, il ne voulait s'en prendre à ses amis. A qui la faute ? Au créateur ou à la créature ?
- Ils sont toujours aussi bruyants ! dit Axel en s'étirant.
- J'aime bien, ils sont tellement speed. Ils extériorisent toutes leurs pensées, surtout Lamyr, répondit Hygarion.
- Tu l'as vu pendant les vacances ?
- Cita ? Non. Elle a dû partir en vacances.
- Ne laisses pas cette histoire d'âge te gêner, d'accord ?
- Je sais...
- Toc ! Toc ! Il y a quelqu'un ? clama une voix en toquant sur la porte de la maison.
- Rentre, autorisa Hygarion, on est dans la chambre.
La personne ouvrit la porte de la chambrette quelques secondes après. Une magnifique blonde aux longs cheveux qu'elle avait attaché en deux couettes et possédait une poitrine bien fournie. Son visage ressemblait à celui d'un ange avec des traits fins, sa peau était caramel, brunit par le soleil généreux d'août. Elle portait un short très court et un débardeur avec l'inscription « Je rêve de toi ».
- Quand tu as dis « on », j'ai cru que tu étais avec une fille. Je suis soulagée, dit-elle souriante.
- Sal... salut Alicia, bégaya Axel.
- Coucou Ax.
Elle lui fit la bise, puis se rapprocha d'Hygarion. Avec celui-ci, elle prit un soin particulier à l'embrasser sur le soin de la bouche.
- Je t'ai manqué ?
- OUI, répliqua Axel en rougissant.
- Je parlais à Hygarion, gros bêta.
- Tu sais, j'ai pas mal écrit.
- Tu as vu, j'ai bronzée. L'Espagne c'était super, tu aurais dû venir avec moi et mes parents. Les gens, là-bas, sont très sociables.
- Quand vous êtes partis, moi et ma mère, deux jours plus tard, on devait aller à Perpignan, se justifia Hygarion.
- Tu ne me demandes pas ? questionna-t-elle en le regardant intensément.
- Euh...
- Tu ne me demandes pas si je me suis fait un mec ? affirma-t-elle en lui faisant un clin d'oeil.
- Tu es sortie avec un mec là-bas ?
- Les espagnols sont trop beaux, très prévenant aussi, pour un rien ils te proposent de t'aider. Mais ils ne font pas le poids contre toi, je te suis restée fidèle.
Hygarion lui répondit par un pied-de-nez.
- Tu ne me demandes pas ? interrogea-t-elle de nouveau.
- De quoi encore ?
- Si je t'ai manqué.
- Est-ce que t'ai manqué ? dit-il.
- Horriblement ! L'amour n'est pas facile tous les jours, mais je suis patiente. Un jour tu me regarderas différemment. Même si je vais te forcer là main, ajouta-t-elle d'un air décidé. Allez je dois y aller, on vient juste de rentrer et je suis directement venue te voir. Normal non ? Pour une femme de venir voir son homme. Oh j'allais oublier, rajouta-t-elle en se retournant.
Elle se rua sur Hygarion pour l'embrasser mais celui-ci détourna la tête au dernier moment, et elle le toucha que sur la joue.
- Grrr, encore raté ! Un jour j'aurais tes lèvres, avertit-elle en sortant de la pièce en trombe.
- Hyg... Hygarion ? Comment fais-tu ? prononça en sueur Axel en cachant d'une main, la bosse apparue sur son pantalon.
- Hein ?
- Comme fais-tu pour lui résister ? Alicia c'est une bombe, quand je la vois, tout mon corps vibre.
- C'est vrai qu'elle est ravissante, mais contrairement à vous, je l'ai connu toute petite. Je l'ai vu se faire caca dessus, manger ses crottes de nez, la magie de son apparence ne fonctionne qu'à moitié sur moi, révéla-t-il l'air songeur.
En réalité, elle lui faisait de l'effet. C'était la première fille qu'il été tombé amoureux. La première fille qu'il ait embrassé. Quand elle tentait de l'embrasser, il lui arrivait parfois de ne pas vouloir détourner la tête, juste pour éprouver, ce qu'il avait éprouvé étant jeune, un baiser d'une douceur extrême. Seulement, ils ne voulaient pas être de ceux qui regrettent leurs actes, il aimait Cita depuis tellement longtemps, il ne voulait pas tout gâcher pour des souvenirs de jouvenceau. Bien que l'ombre de Nerzane venait parfois le taquiner le soir, Cita focalisait toutes ses pensées. Comme l'avait si bien dit Alicia, l'amour n'est pas facile à vivre tous les jours. Et pour lui, cela faisait plus de deux ans que cela durait...

# Posté le lundi 06 novembre 2006 04:07

Modifié le vendredi 10 novembre 2006 05:33

Hygarion Prixx: Les Années Lycées - Three -

Hygarion Prixx: Les Années Lycées - Three -
Vendredi 22 Août.
Deux jours que la canicule imposait ses contraintes. Partout la température était largement supérieure au normal saisonnier. La nuit le mercure ne descendait jamais au dessous de vingt-deux degrés. C'est dans cette atmosphère que Hygarion et ses amis se rendirent chez Shoul, une belle maison dans le quartier aisé de la ville. Assis à l'ombre des arbres dans le jardin, la tenue short torse nue était partagée par tous.
- Hey Shoul, tu ne nous as pas dit toi hier, comment ce sont passés tes vacances ? demanda Axel en se ventilant avec un morceau de papier plié en quatre.
- J'étais au Maroc avec mes parents, résultat zéro conquêtes, je suis rentrée sans « souvenirs » de Tanger, vitupéra-t-il.
- Pendant les grandes vacances, avec le soleil, les filles presque nues, être célibataire c'est l'horreur, et je sais de quoi je parle, déclara Axel.
- Je suis d'accord, là-bas au Maroc on était dans un hôtel rempli de touristes, j'ai bien repéré une fille, mais elle ne sortait jamais de sa chambre, elle devait être malade.
- Les mecs, j'ai eu une révélation hier soir, lança Lamyr lunettes de soleil sur les yeux et en se mettant de la crème solaire. Avec ma régulière, Léa, après que j'ai rempli mon devoir d'homme, on s'est posé devant la télévision, on regardait un documentaire sur une chaîne câblée.
Les autres garçons se mirent à se glousser.
- Ne vous marrez pas, je suis sérieux. C'était un documentaire sur les lucioles, elles sont lucifuges. Vous savez ce que ça veut dire ? Ca veut dire qu'elles fuient la lumière...
- Hum, très intéressant ton histoire, tu nous préviens quand on doit rire, d'accord ? dit Bergy d'un ton moqueur un verre de limonade à la main.
- Ca ne vous choque pas, ça, lucifuge ? insista-t-il les yeux pétillantss.
- Euh...
- Les lucioles, elles produisent de la lumière non ?
- Oui.
- Mais elles la fuient. Vous ne tiltez toujours pas ?
- Euh... bah... Elles bronzent toute l'année ? taquina Axel.
- Elles ont une lumière collée à l'arrière-train et elles la fuient, se décida à les éclairer Lamyr, moi en entendant ça, ça m'a fait penser aux femmes.
- Aux femmes ? répétèrent les autres surpris.
- Elles disent toujours qu'on est des cons, qu'on est immature, qu'on ne pense qu'à une seule chose, mais qu'est-ce qu'elle mette ? Des String! annonça-t-il d'une voix puissante. Un string c'est quoi ?
- On sait qu'est-ce que c'est quand même un string, répondit Shoul. Ca veut même dire « ficelle » en anglais.
- Je ne parlais pas ça. Un string c'est un appel. Une fille qui met des strings est une fille qui veut se faire sauter !
- Allez c'est reparti, dit Axel en levant les mains.
- Non mais c'est vrai, persista Lamyr. Pourquoi une fille porte un string ? Réfléchissons. Mettons-nous deux secondes à la place d'une fille. Vous vous levez le matin, et vous avez le choix entre une culotte et un string. Que choisissez-vous ?
- Ça dépend de ce que l'on veut faire... affirma Axel.
- BINGO ! C'est tout à fait ça ! Les filles, quand elles décide de mettre ce bout de ficelle, c'est dans le but d'exciter, d'exhorter le désir chez les hommes.
- Wahou ! Lam, tu as pensé à tout ça rien qu'avec des lucioles ? Mon vieux je vais t'interdire de regarder trente millions d'amis, dit Shoul amusé.
- Ce n'est pas fini. Poussons plus loin, sans jeu de mots. On sait donc qu'elles choisissent un string pour attirer des innocents hommes tels que nous. Or, une fois que c'est fait, qu'est-ce qu'elles veulent ?
- Nos sous ? lança Shoul.
- Avant ça, répliqua Lamyr.
- Un enfant ! s'écria Axel.
- Encore avant.
- Euh...
- La fi-dé-li-té ! C'est fou tout de même. Si vous y réfléchissez, comment être fidèle lorsque la plupart des filles mettent des strings dans l'espoir de vous attirez dans leurs lits ?
- On disjoncte, affirma Bergy.
- Voilà. On est OBLIGE d'aller voir ailleurs, puisque c'est cet ailleurs qui nous fait des appels de phares.
- Ton raisonnement est peut-être vrai, mais il ne faut pas généraliser, intervint Hygarion qui jusqu'ici était resté en retrait. Certaines filles veulent des vraies relations.
- Réveille-toi Hygarion, on est à l'an deux mille. La fidélité c'est comme le charbon une fois que l'electricité est venue. Elle n'a plus cours. Qu'est-ce qu'on nous vend aujourd'hui ? Du sexe ! Sexe à la télé, sexe pour la télé, sexe avec la télé ! Pubs à sexe, sexe dans les pubs, pour te vendre du soja on te montre des fesses. Plus besoin de louer des films X, tu as la trique à chaque page de publicité, s'emporta Lamyr. La fidélité, Hygarion, est comme le communisme, forcée à s'effondrer puis à disparaître...
- Avec tout ça, où veux-tu en venir ? questionna Axel.
- Je suis le premier à reconnaître que les hommes et les femmes ne savent pas ce qu'ils veulent. Néanmoins, dans cette mêlasse de « on ne sait pas ce que l'on veut », il y a du sexe. Les hommes et les femmes veulent du sexe. C'est un langage universel. Tu peux aller en Chine, tu baisses ton froc, les gens sauront ce que tu veux. Mais vas-y et lève ton pousse comme pour faire de l'autostop, on te coupe le doigt !
- Vraiment Lamyr tu es fêlé. Tu te prends la tête pour rien, déclara Bergy.
- J'essaye juste de comprendre mon environnement. Depuis que j'ai dix-huit ans je me pose pas mal de questions. Franchement les mecs, sérieusement, vous pensez VRAIMENT qu'il y a des filles qui recherchent des mecs fidèles ?
- Oui, rétorqua Hygarion.
- Oui, pour Axel.
- Ouai, de Bergy.
- Mouai, de Shoul.
- Moi je pense que vous vous mentez à vous même. Imaginez que vous soyez en couple, donc pas libre, et qu'une bombe vous aguiche, que faîtes-vous ?
- Une bombe ? Je fonce ! attesta Bergy la langue pendue.
- Tu vois! sauta sur l'occasion Lamyr.
- Ça voudra seulement dire que je ne suis pas amoureux, se justifia Bergy.
- L'amour, vous avez tous que ce mot à la bouche, alors que c'est une bonne escroquerie.
- Lam, héla Hygarion, pourquoi tu ne crois pas en l'amour ?
- L'amour c'est la confiance, faire confiance c'est prendre le risque d'être déçu, être déçu c'est souffrir.
- Ca ne va pas avec Léa ?
- Si si. Mais arrêtez de me fixer comme ça, je ne suis pas malade.
- Bon en parlant de filles, demain une de mes cousines vient avec ses copines, vous en êtes ? proposa Shoul.
- Et comment ! Elles sont bonnes ? interrogea Lamyr.
- Je ne sais pas, mais il parait qu'il y en a une qui vaut le détour.
- Miam, pouffa Lamyr joyeusement.
Deux heures plus tard, chacun retournait chez lui. Hygarion faisait le chemin de retour avec Axel, qui dit :
- Ca se passe bien avec ta mère ?
- Bien, comme d'habitude.
- Moi ça ne va pas avec mon père. Il me traite toujours de bon à rien. Je t'ai déjà dit que je voulais devenir inspecteur de police ?
- Oui, comme ton père non ?
- Non, lui il est seulement gardien de la paix. Il pense que c'est hors de ma portée, il faut que j'ai mon bac pour lui prouver qu'il se trompe.
- Le Bac L ce n'est peut-être pas le mieux pour inspecteur.
- Au début je voulais être documentaliste, travailler dans les archives, avoir accès à des connaissances que plusieurs milliers de personnes ignoraient. Seulement depuis que j'ai regardé une émission sur la police l'année dernière, ça a fait tilt dans ma tête, et le conflit avec mon père a débuté. Enfin voilà, je vais lui prouver que je suis capable d'y arriver.
- Je suis sur que tu y arriveras.
- Toi tu veux toujours être écrivain ?
- J'aimerais bien. Ecrire, être lu, en vivre, serait une consécration pour moi, avoua Hygarion rêveur.
- Bon, je vais te laisser, je vais prendre cette rue.
- Tu ne rentres pas tout de suite ?
- Non, je vais passez voir Mino et Scarisse.
- Passe-leur le bonjour.
Parvenu chez lui Hygarion suait abondamment, la canicule était étouffante.
- Maman ? cria-t-il.
Aucune réponse. Elle n'était pas encore rentrée. Il poussa la porte de sa chambre et sursauta, Alicia était en maillot de bain assisse devant l'ordinateur.
- Tu as encore trouvée la clef ? fulmina Hygarion.
- Tu auras beau les cacher, je les trouverais toujours, répliqua-t-elle le visage narquois.
Alicia était sa voisine depuis toujours. Elle savait donc où est-ce que Hygarion et sa mère cachaient leur deuxième paire de clef. Un jour, elle s'en était servie pour lui faire une surprise. Concours de circonstances, il était dans sa chambre, nu. Depuis ce jour, il cachait les clefs dans différents endroits, sans succès, la jeune fille blonde les trouvait toujours.
- Tu es craquant comme ça en sueur.
- Pourquoi tu es en maillot de bain ? demanda Hygarion en jetant sa serviette sur uen chaise.
- Je devais aller à la piscine avec Léa, mais elle s'est désistée au dernier moment. Alors j'étais venue te proposer de venir avec moi, mais tu n'étais pas là. Puis, j'ai vu ce que tu as écris sur l'ordinateur, c'est vachement bien dis donc, le félicita-t-elle.
- Merci, rétorqua-t-il en s'affalant sur le lit. Dis Alicia, tu crois en la fidélité ?
- Bien sur, c'est la base de tout. Pourquoi ? Tu n'y crois pas toi ?
- Si, mais Lamyr m'a fait douter et....
- Rhoo celui là ! Ne l'écoute pas, pour des fesses il se couperait la main, quoique, dit Alicia en souriant. Ce mec il pense comme mes pieds. Je plains Léa, se faire tromper tout le temps...
- Tu étais au courant ? dit Hygarion en tournant précipitamment la tête vers elle.
- Bah oui, je n'ai qu'à le regarder pour le savoir, et puis il couche avec la première venue, ce n'est pas difficile à savoir.
- Léa le sait ?
- Non, et puis je ne lui ai rien dit. C'est ma meilleure amie, mais je préfère qu'elle l'apprenne par elle-même, sinon elle risquerait de m'en vouloir d'avoir « gâché » son idylle.
- C'est peut-être mieux, c'est vrai.
Elle se mit à le dévisager.
- Toi tu es un romantique, attesta-t-elle. C'est ce qui m'a attiré vers toi depuis toute petite.
- Ne dis pas n'importe quoi quand on était gamin tu ne voulais pas de moi. Tu traînais toujours avec Lamyr et Bobby avant qu'il ne déménage. Je me rappellerais toujours de ce jour. On avait neuf ans, je t'avais attendu toute la journée devant chez toi, je ne savais pas que tu étais allé voir tes grands-parents. Et quand enfin, je te vis venir, je couru vers toi et je te pris la main. C'était la première fois que je touchais une fille spontanément. Je te tirai dans un coin, derrière la maison des Victor, et je t'avouai que je t'aimais...
- Hygarion, ne pense pas à ça, ça me fait mal, déclara-t-elle la voix peinée.
- Tu m'as regardé, dans les yeux, poursuivit le récit le garçon en fixant le plafond et tu m'as dit sans bafouer : « Tu t'es vu avec ton appareil dentaire ? On croirait une centrale électrique. Et puis, je n'ai rien à faire de ton amour pourri... »
- J'étais petite, je ne voulais pas délibérément te faire souffrir. Ironie du sort, deux années plus tard, je suis tombée amoureuse de toi, et depuis ça n'a pas quitté. Ca fait huit ans que je pense à toi.
- Tu vas me dire que tu n'es sortie avec aucun garçon ?
- Si, des tas. Mais aucun ne m'a fait oublier ce baiser que tu m'avais donné pour mon seizième anniversaire, il y a trois ans, révéla-t-elle.
- C'est normal, je t'avais promit six années auparavant que pour tes seize ans je t'embrasserais. Les promesses d'enfant sont les plus importantes.
- C'est marrant que tu dises ça. Tu te rappelles des autres promesses que tu m'avais faites ?
- ...
- Non, bien sur que non, ça fait déjà plusieurs années...
- Si je m'en rappelle. Je me souviens même du jour et du temps qu'il faisait. Il neigeait, c'était en hiver. Tu étais venue t'excuser de m'avoir poussé contre le mur de l'école. Je t'avais pardonné et tu m'avais dit ; « Je ne suis pas très gentille comme fille. C'est sur que je finirais ma vie seule ».
- Et toi tu m'as répondu, prit la parole Alicia : « Non, tu es très belle, tu ne finiras pas seule. Je te promets que dans six ans je te ferais un bisou pour ton anniversaire. Et si à dix-huit ans tu es seule, je t'épouserais et on aura plein d'enfants ! »
- Quand on est petit, comme nous à dix ans, on pense que dix-huit ans c'est vieux. Avec le recul, dix-huit ans c'est tellement jeune.
- Tu tiendras ta promesse ? Tu m'épouseras ? demanda-t-elle en se levant de son siège.
- ...
- C'est qui la premier personne que t'as embrassé ? dit-elle en s'approchant d'un pas.
- Toi.
- C'est qui la première personne que tu as été amoureuse ? questionna-t-elle en se rapprochant encore.
- Toi.
- C'est qui la première personne que tu as eu envi de rendre heureuse ? interrogea-t-elle en s'asseyant sur le lit.
- Toi.
- C'est qui la première personne avec laquelle tu feras l'amour ? dit-elle à dix centimètres du visage d'Hygarion.
- ...
Elle se baissa lentement et allait toucher ses lèvres, quand il tourna la tête vers sa gauche.
- C'es toi, la première personne qui m'a fait souffrir, lui murmura-t-il à l'oreille.

# Posté le mardi 07 novembre 2006 04:01

Modifié le mercredi 08 novembre 2006 04:27

Hygarion Prixx: Les Années Lycées - Four -

Hygarion Prixx: Les Années Lycées - Four -
Mardi 26 Août.
Piscine municipale. La canicule perdurait depuis plus d'une semaine, même si le temps commençait à se radoucir timidement. Le lieu était noir de monde, il n'y avait pas une seule parcelle de terre où une serviette n'était pas déjà étendue. Les nouveaux venus attendaient parfois une heure avant qu'une minuscule surface ne se libère. Trois nouvelles silhouettes venaient de pénétrer dans ce souk.
- Je n'arrives pas à croire que tu as réussit à me traîner jusqu'ici ! pesta Hygarion en maillot de main et sa serviette sur les épaules.
- Quelques brasses te feraient le plus grand bien, n'est-ce pas Léa ?
- Oui Alicia. Par contre, il n'y a pas de place.
- Ne t'inquiètes pas, je vais en trouver, avertit Alicia en disparaissant dans un coin en laissant Hygarion et Léa près des douche.
- Toujours aussi speed celle-là, faisait remarquer la seconde jeune fille.
- Tu as passé des bonnes vacances ? dit Hygarion.
- On est allé à L'île de la Réunion avec mes parents et mes cousins. C'était super mais mon chéri Lamyr me manquait trop, alors je suis rentrée une semaine plus tôt, avoua-t-elle d'un ton mielleux.
Il la regardait et il était triste. Devait-il lui révéler que son copain le trompait à tour de bras ? Mais comment être responsable de ses pleurs et de ses larmes ? Qu'est-ce la vérité ? Ce qui est dit ou ce qui est ? Cette petite brune mignonne méritait-elle de se regarder dans la glace de la vie et d'y voir le reflet de la souffrance de l'adultère, plutôt que celui du bonheur éphémère ?
- Hygarion, je compte sur toi pour surveiller Lamyr quand je ne suis pas là. Tu sais comme il est, tête en l'air, un brin narcissique. Mais quand on le connaît vraiment, on comprend que c'est quelqu'un de tendre, peu sur de lui, très câlin. Il a besoin d'être rassuré. Je pense que c'est l'homme de ma vie, pouffa innocemment Léa.
Quelle plaie que la connaissance. Il aurait préféré ne pas savoir, pour lui rétorquer que son copain était quelqu'un de bien. Or, il n'avait la force de mentir, alors il ne dit rien.
- C'est bon, j'ai trouvé trois places, annonça Alicia de retour.
- Comme tu as fait ? lui demanda son amie.
- Je suis allé à côté d'un groupe de mecs et je leur ai demandé, s'il ne pouvait pas faire une place pour moi et deux copines.
- Euh... c'est moi, ou elle a dit « deux copines », dit Hygarion en levant son index.
- C'était juste pour avoir une place. On pose nos serviettes et on fonce faire trempette.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Les voila dans le grand bain, forcés de rester sur les rebords tant la piscine était surpeuplée. Alicia en profita pour se rapprocher de façon anodine de l'homme qu'elle convoitait. Avant qu'il n'eut le temps de s'en rendre compte, la poitrine affriolante rentrait en contact avec son torse. Il sentait significativement ses tétons. Elle s'attendait à ce qu'il le repousse mais il ne fit rien. Elle sourit, elle était davantage attirée vers lui. Elle su que s'il ne l'avait pas repoussé, c'était dû à la présence de tout le monde autour d'eux, il ne voulait la mettre mal à l'aise. Elle eut la conviction que c'était avec ce genre d'hommes, qu'elle voulait être. Alors elle décida d'en profiter, et le ceintura tendrement.
Après la piscine, ils partirent prendre une glace. En voyant Léa souriante, le jeune homme comprit ce qu'Alicia lui avait dit. En brisant cette joie, même relative, ils risqueraient de se la mettre à dos. Elle devait affronter seul, le feu de la vérité. Ironiquement, ils étaient persuadés qu'elle leur en voudra de ne rien lui avoir dit, lorsqu'elle prendra conscience de la tragique situation de son couple, mais entre délation et passivité leur choix été fait. Le sourire qu'elle affichait constamment valait le coup de briller encore quelques temps.

# Posté le mardi 07 novembre 2006 04:15

Modifié le mardi 07 novembre 2006 04:43